Selon une récente étude du réseau Permafrost Carbon Network, publiée dans Nature de décembre 2011 : la hausse rapide des températures fait craindre le pire aux scientifiques. Le dégel du sous-sol de ces régions (le permafrost) risque de dégager d’énormes quantité de CO2 dans l’atmosphère, renforçant l’effet de serre. Et ce, de manière bien supérieure à ce que prévoient les modèles actuels.
Petit rappel du Permafrost selon Wikipedia : Le pergélisol (en anglais : permafrost) désigne un sous-sol gelé en permanence, au moins pendant deux ans. Actuellement, il représente environ 20 % de la surface mondiale, 25 millions de km², dont un quart des terres émergées de l’hémisphère Nord.
Déjà en 2003, infoxygene publiait « Rupture de la plus grosse plate-forme glaciaire de la région arctique« , avec une poremière conséquence immédiate : la perte de l’eau douce d’un lac qui s’était formé derrière cette barrière de glace, affectant une grande variété d’espèces de plancton et d’autres organismes particuliers à cette région, selon les scientifiques (anonce dans les Geophysical Research Letters).

Aujourd’hui, d’autres conséquences sont avancées dans l’article de Marielle Court du Figaro « Le climat sous la menace de la fonte des sols arctiques » : « Si la température moyenne des zones arctiques augmentait de 2,5°C d’ici à 2040 (par rapport à la moyenne de la période 1985-2004), le permafrost relâcherait de 30 à 63 milliards de tonnes de carbone (CO2 et méthane confondus). Avec une augmentation de 7,5°C d’ici à 2100, on passerait à une quantité de 232 à 380 milliards de tonnes. ». « Mais la plus grande inconnue porte aujourd’hui sur la quantité de méthane qui pourra être relâchée par rapport au dioxyde de carbone le méthane ayant un potentiel de réchauffement 25 fois plus puissant que le CO2 »
Allez plus loin sur le méthane (selon Wikipedia) : L’influence du méthane sur le climat est moins importante que celle du dioxyde de carbone mais elle est quand même préoccupante. Une molécule de méthane absorbe en moyenne 23 fois plus de rayonnement qu’une molécule de dioxyde de carbone sur une période de 100 ans, son potentiel de réchauffement global (PRG) est donc de 23 ; à échéance 20 ans, son PRG est même de 62 (la base du PRG est toujours de 1 pour le CO2 qui reste invariable).
Lire l’article complet sur Le Figaro : »Le climat sous la menace de la fonte des sols arctiques »
Voir le site du Permafrost Carbon Research

