Cette 17e conférence de l’ONU sur le climat est vue comme « une étape intermédiaire dans les négociations climatiques internationales », avec en vue notamment le Protocole de Kyoto qui doit expirer en fin 2012 (20 ans après le Sommet de juin 1992 à Rio de Janeiro).
La mise au point d’un nouvel accord (contraignant pour certains pays) pour lutter contre l’effet de serre est repoussée depuis deux ans….
Clairement, des pays comme la Russie, le Japon ou le Canada, aimeraient en sortir (trop de contraintes).
« Ce qui a émergé ces derniers mois c’est le fait que les pays en développement, qui veulent conserver le protocole de Kyoto, le seul cadre rigoureux qui existe, reconnaissent qu’il y a un prix à payer : la mise en place d’un accord légalement contraignant pour tous les gros émetteurs« , analyse Laurence Tubiana, qui était la négociatrice pour la France à Copenhague en 2009.
Toujours selon Laurence Tubiana : « Quant à la discussion sur les chiffres eux-mêmes, les objectifs de réduction des gaz à effet de serre, elle sera probablement repoussée à 2014-2015, soit après la remise du cinquième rapport du Giec, le Groupement intergouvernemental d’études sur le climat. L’urgence, à Durban, est de ne pas laisser de «vide» dans le cadre légal international de lutte contre le réchauffement« .
Voir aussi l’interview par Challenges de Laurence Tubiana
Climat : pourquoi il ne faut rien attendre… par Challenges
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